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Maëvann Kerr'wan
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MessagePosté le: Sam 23 Oct 2010 - 13:48 Répondre en citantRevenir en haut

 


- Draveÿn, tu prendra garde à ton atterrissage s'il te plait ...

- ° Eh bien quoi, as-tu peur que ton Aspirant ne couine de désespoir parce que nous avons écrasé une fleur ?° grommela le Dragon en inclinant son vol pour se rapprocher des cimes généreuses. ° Je suis un des plus grands de ma race, et j'aurais beau faire tout les efforts du monde, je ne pourrais me poser dans cette épaisse forêt avec la grâce et la discrétion d'un roitelet ! °

Maëvann pinça les lèvres pour retenir un rire et donna une claque complice sur le cou écailleux. Derrière elle, Legundir demeurait insensible à leurs mines goguenardes, tout à son émerveillement de retrouver sa Sylve. Dès son arrivée au Kaërl, l'Aspirant s'était langui des ses vertes forêts. S'il manifestait une curiosité naturelle pour son apprentissage - qui le rendait parfois aussi généreux en questions qu'un enfant de sept ans - il passait tout son temps libre au Jardin d'Hiver à observer la verdure et les microcosmes de la Nature.

D'abord exaspérée d'avoir à partir en quête du Premier-Né parmi les buissons lorsque venait l'heure des leçons, la Maîtresse Noire s'était peu à peu adoucie devant la fascination et le réel ..."amour" - là était le mot qui lui semblait le plus vrai - de Legundir pour les plantes. Elle-même s'était toujours sentie proche de la Nature, et cela depuis sa plus tendre enfance : Les bois de Lomëanor, leurs cachettes et leurs trésors n'avaient plus de secrets pour elle...mais si elle aimait souvent se laisser aller à savourer simplement le contact de cette matrice généreuse, l'Elfe lui se faisait un devoir de connaître chaque plante, chaque fleur, chaque arbre qu'il côtoyait. Et en effet, Legundir accumulait un savoir presque aussi conséquent que son âge Elfique...

- Que dirais-tu de participer au cours de Myredith Viel, à l'Académie de Lomëanor ? lui avait alors proposé la demi-sang, ne désirant guère laisser un tel potentiel inexploité. C'est une botaniste un peu fantasque, mais reconnue. Elle a fondé le projet de créer un grand Herbier de Tol Orëa avec la participation de ses habitants, c'est accessible à tous !

Les sourcils de l'Elfe s'étaient haussés dans un étonnement un peu narquois.

- Comment peut-on comprendre et observer la Nature en restant assis dans une pièce close ?

- Quoi de mieux que la pratique sur le terrain, en effet . songea-t-elle alors que son Dragon dépliait ses ailes a la verticales pour rendre l'atterrissage plus doux. Cela promets d'être fructueux

Malgré ses bougonnements, le Dragon Noir pris garde de se poser dans une clairière à l'orée du bois. Il ne put s'empêcher néanmoins de lancer une petite pique à l'Elfe végétalien avant de repartir dans une bourrasque d'air soufré :

- ° Je reviens vous chercher dans deux heures. Je vais chasser, parait-il que les forêts d'Orën regorgent de mammifères à la viande tendre et généreuse ! °

Les poings sur les hanches, Maëvann regarda son Lié s'éloigner avec un sourire en coin avant de se tourner vers son Aspirant.

- Bien , comme tu t'en doutes, nous sommes revenus ici pour que je puisse mesurer un peu mieux tes connaissances en botanique. expliqua-t-elle, resserrant les sangles de ses bottes. Nous allons marcher une petite heure sur un chemin de ta connaissance, j'aimerais que tu recense les plantes suivantes : celles qui ont des vertus curatives, celles qui peuvent empoisonner et celles qui peuvent galvaniser les capacités physiques.

Chargeant sa besace sur son épaule, elle attendit que son Aspirant se mette en route sans réussir a voiler la franche curiosité qui animait son regard.
 
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MessagePosté le: Sam 23 Oct 2010 - 13:48 Revenir en haut

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Legundir Unarion
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MessagePosté le: Dim 24 Oct 2010 - 21:29 Répondre en citantRevenir en haut

Legundir adorait voler, chevaucher un dragon lui procurait des sensations puissantes et l’atterrissage restait ce qu’il préférait : sentir le vent fouetter son visage, siffler à ses esgourdes en même temps que voir le sol se rapprocher à grande vitesse et avoir l’impression que ses entrailles remontent à la pointe de ses oreilles. Chacun de ses sens en alerte, en éveil le tout en pleine liberté, aucune entrave voilà ce qu’il aimait. Souvent après un vol il se faisait la remarque que ce qu’il ressentait en volant sur un dragon qui n’était pas le sien lui semblerait sûrement futile face aux sensations d’un vol renforcé par des liens intenses d’un rapport bipède dragon unique. Lors de la dernière empreinte, son Maître avait jugé qu’il n’était pas encore prêt. L’elfe savait qu’il avait encore beaucoup à apprendre de Maëvann aussi il ne fut pas déçu de sa non-participation.

Le vol s’était bien déroulé et n’avait pas paru long à l’elfe. Il avait observé le paysage filant sous ses yeux et son intérêt se fit plus intense à mesure qu’ils se rapprochaient des terres de son enfance. Les jardins du Kaerl recelaient de merveilles et il aimait y passer beaucoup de temps mais ils ne pouvaient, selon le jeune homme, égaler sa précieuse forêt. L’académie de Lomëanor lui permettait de garder contact et d’approfondir ses connaissances avec les plantes n’étant pas du Kaerl ni d’Orën mais comme il l’avait souligné à son Maître il ne considérait pas l’apprentissage et la connaissance de la nature enfermé dans une pièce. Si riche que soit un enseignement et une bibliothèque, rien n’égalait une connaissance sur le terrain. En mission il ne pourrait pas aller récupérer des ingrédients dans la bibliothèque, il faudrait faire avec ce que l’on trouve autour de soi, et en fonction du milieu, une plante que l’on connaît peut s’avérer difficile à trouver en plein cœur de la végétation.

De plus il fallait ajouter à cela l’envie de liberté et de plein air de Legundir. Il n’était certes pas malheureux au Màr Menel mais ayant toujours vécu en milieu forestier, les limites fixes et l’environnement figé du Kaerl le frustraient quelque peu et cela pouvait parfois miner le moral. Mais aujourd’hui il n’en était rien et pour cause il était sur ses terres. Legundir fut à la fois un peu déçu de la douceur de l’atterrissage mais aussi ravi que le Dragon Noir au caractère aussi fort que celui de sa liée ait fait attention à ne pas briser de nouveaux arbres.

- ° Je reviens vous chercher dans deux heures. Je vais chasser, parait-il que les forêts d'Orën regorgent de mammifères à la viande tendre et généreuse ! °

Legundir sourit à la taquinerie et répliqua sur le même ton

° Il y a beaucoup de mammifères succulents mais pour les attraper il faut se montrer silencieux. J’ai une ration que je peux te donner car tu risques d’avoir faim. °

L’elfe n’était pas un extrémiste moral, tuer des animaux ne le perturbait pas tant que cela était fait proprement sans faire souffrir l’animal et uniquement dans le but de se nourrir. Il savait que Draveÿn n’était pas un tueur sanguinaire en dépit de la brusquerie dont il pouvait faire parfois preuve aussi il ne s’offusqua pas de la petite provocation.

Il ajusta lui aussi ses vêtements et les sangles de ses bottes puis rejoignit son Maître.

Nous sommes dans une zone intéressante d’Orën, en une heure nous aurons largement de quoi remplir cette besace
Curatif, poison et galvanisant
se répétât ’il plus pour lui-même que pour répondre. Il poursuivit ensuite sur un ton taquin. Après tout Maëvann avait bien droit d’y passer à son tour comme pour son lié.

Je trouverai peut être quelques spécimens pour compléter votre herbier Maître il doit bien vous rester encore un peu de place depuis votre dernière sortie

Il ouvrit sans attendre de réponse puis s’arrêta après une dizaine de mètres. Il s’approcha du bord gauche du chemin qu’il avait emprunté et passa un petit buisson pour pouvoir toucher et montrer un arbuste aux jolies fleurs roses.

Voilà la Nár Lusta, c’est l’arbrisseau que j’avais présenté à l’académie. Il permet de faire baisser les fièvres les plus fortes, de détendre pour passer une bonne nuit. C’est aussi un bon diurétique mais cela vous le savez déjà.

Il se recula et laissa le soin à son Maître de recueillir si elle le souhaitait ce spécimen.

Je suis content de voir que vos obligations de seconde ne vous font pas oublier de sortir des frontières du Kaerl. Rester trop longtemps confiné dans le même espace avec les mêmes personnes m’est difficile. Alors je vous remercie pour cette petite expédition qui change un peu de la routine de la vie du Màr Menel.

Un peu plus loin il coupa une branche d’une plante aux fleurs jaune, mesurant environ 60 centimètres de haut. Il la montra à Maëvann puis de la pointe de sa lame il dégagea les pétales de la fleur.

Vous voyez les petites graines grises qui se trouvent à la base ? Cette quantité suffit à éliminer un Torhil en pleine forme. Il suffit de les broyer, de les mélanger avec un liquide : une boisson ou une sauce. Une fois avalé il ne lui faut pas plus d’une demi-heure pour faire effet. Une sensation de fatigue intense se fait sentir et après quelques minutes la personne s’endort. Tout le rythme interne est ralentit. Au bout de deux heures le cœur s’arrête et c’est la mort assurée. Le seul moyen de la contrer est de prendre de puissant excitant.

Il décrocha alors un pétale, la porta à ses lèvres et se mit à la mâcher tout sourire avant d’en tendre une à Maëvann.

Les pétales par contre ont un goût très doux avec un léger parfum de citron quand on les mâche. Elles nettoient aussi parfaitement les dents.
Maëvann Kerr'wan
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MessagePosté le: Jeu 11 Nov 2010 - 17:55 Répondre en citantRevenir en haut


Maëvann écouta attentivement son Aspirant, les sourcils légèrement froncés, hochant la tête quand elle captait une information utile. Elle recueillit une feuille et une fleur du Nar Lusta qu'elle glissa entre deux feuillets de parchemin maintenus par des poids de plombs. Ce n'était que pure formalité, l'exposé de Legundir avait vivement interessé Myredith Viel et une retranscription fidèle de son travail -tout en enluminures et en gravures délicatement dessinées a la plume - figurait maintenant dans le Grand Herbier du Rhaëg. Mais ce specimen arborescent l'intéressait pour une toute autre raison.

Depuis quelque temps déjà, son fils était sujet à des cauchemars dont la virulence et la récurrence inquiétaient le couple de Célestes. L'enfant se réveillait en pleine nuit, lançant des appels désemparés, une sincère peur dans sa petite voix plaintive. Il était même arrivé qu'elle le retrouve un matin, redressé dans son berceau, ses grand yeux bleus-gris encore tout humides de larmes fixant un coin de la pièce comme s'il y avait perçu une présence. Inquiète que les berceuses, les purées de légumes plus digestes, la rigoureuse surveillance de la température, luminosité, humidité de la chambre n'y changent rien, Maëvann en avait parlé à son époux.

Dès lors , Istvan avait veillé trois nuits au chevet de Lucjan , son regard anthracite perçant la pénombre avec une acuité presque... guerrière. Par l'entrebâillement de la porte, la demi-sang l'avait même aperçu en position de méditation, sa voix grave égrainant les notes vibrantes et profondes d'un chant de transe. Cependant, si ces ...rituels avait l'air de calmer le sommeil de Lucjan, c'était au détriment de celui de son père et la Maîtresse Noire tenait à garder intacte la santé des deux hommes de sa vie.

- Mhh , oui en effet . acquiesça-t-elle après avoir froissé un pétale entre ses doigts. Je reconnais bien cette odeur douceâtre qui caractérise les substances calmantes. Avec une infusion assez diluée , je pourrais peut être en donner a mon fils...ou bien quelque cataplasmes peut être ?

Elle se mordit les lèvres, consciente de sortir du cadre de sa profession pour son intérêt personnel...mais Legundir glissa une remarque qui adoucit un peu sa culpabilité : il lui était reconnaissant d'avoir organisé cette excursion hors du Kaërl. Les yeux verts s'attardèrent pensivement sur l'Elfe alors qu'il furetait dans les sous-bois à la recherche d'un autre specimen intéressant. La vie en communauté, l'allégeance, les obligations et contraintes de l'Aspiranat...Il était évident que cela n'avait jamais été évident pour Legundir. Outre le fait qu'il était sans doute habitué à une vie d'ermite dans les sous-bois, aux grands espaces ou sa liberté pouvait s'exprimer (ce que Maëvann comprenait , ô combien ! ), son caractère contestataire et un peu indiscipliné rendait l'intégration encore plus malaisée.

La Maîtresse Noire se souvint de la difficile transition qui avait marqué sa propre arrivée chez les Célestes, de tout ce qu'il avait fallu laisser derrière elle. Mais si abandonner sa vie campagnarde pour le marbre rigoureux et pur du Kaerl n'avait pas été de tout repos, elle avait la Lumière dans le Sang, le Mar Menel était irrévocablement lié a son Histoire. Ce n'était pas le cas de Legundir Unarion, le Premier-Né.

- Etre Elu...au final , nous posons nous la question de ce que cela implique vraiment ? songea-t-elle, suivant machinalement les pas de l'Elfe, les yeux rivés sur sa nuque. Ce qui lie toutes ces jeunes âmes à notre monde est parfois si ...ténu. Un héritage trop lointain dont ils n'ont pas conscience, les amenant sur des terres dont ils ne sont parfois même natifs... Avons nous vraiment conscience du sacrifice que nous demandons ?

La question la travaillait encore lorsque Legundir lui présenta une herbacée aux grosses fleurs jaunes. Ce ne fut que lorsqu'il haussa un sourcil interrogateur alors qu'elle le dévisageait en mâchant pensivement son pétale que Maëvann demanda :

- Tu n'es pas heureux au Mar Menel, n'est-ce pas ?

L'Aspirant parut hésiter a répondre mais la Maîtresse le rassura d'un sourire en coin

- Ne t'en fais pas, il ne faut pas être devin pour s'en douter. Tu es ainsi, tu n'es fait ni pour les ordres, ni pour la discipline. Ton coeur appartient à la forêt et aux plaines. dit-elle en levant les yeux sur le faîte des arbres dans un silence pensif puis poursuivit. Pour te dire toute la vérité, il y a des choses au Mar Menel auxquelles je ne me suis jamais vraiment habituée, et mon père avant moi. Pourtant nous avons l'un et l'autre un grand amour pour ce Kaërl. Ce sont de complexes sentiments qui tissent notre relation à cette communauté, Legundir, et tu ne fais pas exception. C'est a la fois un havre pour les âmes égarées, une porte vers les rêves et les desseins d'aventure, une réponse à cet appel confus et troublant qui vibrait depuis toujours en nous...mais c'est aussi ce qui nous arrache a ce que nous aimons, nous contraint de l'abandonner. C'est l'entrée dans un monde inconnu ou ils nous faut tout apprendre, où l'on peut parfois se sentir si seul, si loin de notre vie d'avant, ou il faut parfois...sacrifier un peu de ce que nous avons été pour nous tourner vers ce nouvel avenir.

Maëvann fit quelques pas dans les bois et posa sa main sur l'écorce d'un vieux chêne, levant les yeux sur les majestueuses et puissantes branches couronnées de feuillage verdoyant.

- J'ai eu de la chance en venant ici. J'ai réalisé un rêve d'enfant, j'y ai trouvé l'homme de la vie, le père de mon fils...mais pour chaque bonheur existe un pendant de souffrance. Elle contracta la mâchoire et ses doigts se crispèrent sur l'écorce noueuse. Plus la lumière est brillante et pure, plus l'ombre qui se démarque à ses côtés parait sombre et menaçante...n'oublie jamais cela, Legundir. Ce que j'ai découvert d'autre à mon arrivée ici me l'a appris. Il n'existe rien qui unisse vraiment les hommes mais...parfois une poignée d'entre eux peut accomplir plus qu'il n'a jamais été accompli.

Consciente que son discours sybillin devait laisser l'Elfe pantois, elle s'affaira a recueillir quelques échantillons, lui laissant le temps de la reflexion.

- Parles moi de toi Legundir. renchérit-elle soudain. Qu'est ce qui fait vraiment ton mal être au Kaërl ? Quelles sont vraiment tes aspirations ? Je ne n'ai ni l'envie ni l'intention de changer ce que tu es, juste pouvoir y adapter mon enseignement au mieux. Tu as du potentiel, malgré ton caractère revêche. avoua-t-elle avec un sourire narquois. Aussi je pense que tu mérites cette petite mise au point. Allez, toi qui est toujours intarrissable de questions...Réponds moi. Que veux-tu ? Qu'attends tu de cette nouvelle vie ?

 
Legundir Unarion
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MessagePosté le: Ven 12 Nov 2010 - 19:21 Répondre en citantRevenir en haut



Legundir était totalement dans son élément, Maëvann pouvait le voir sans difficulté. Le plein air, la nature et la botanique. Rien sortant de l’ordinaire pourrait-on penser puisqu’il s’agissait d’un elfe, d’autant plus qu’il avait toujours vécu sur ces terres sans aucune entrave et avec une grande liberté, ce qui n’avait pas empêché ses parents de lui donner une éducation stricte sur certains points comme le respect, les bonnes manières et la politesse. Mais lorsque son Maître lui demanda conseil quant à l’utilisation de la Nár Lusta, ses yeux s’illuminèrent encore plus. Il aimait être questionné sur ses centres d’intérêts et encore plus dispenser son savoir. Son visage se ferma un peu plus alors qu’il demandait des précisions sur l’état de Lucjan. Maëvann n’avait pas pour habitude de sortir du domaine Mâitre –Aspirant et encore moins, celle de parler de sa vie privée.

- Vous voulez des substances calmantes pour votre fils Maître ? De quoi s’agit-il exactement ? De douleurs ? De mauvais rêves ou d’insomnies ? Que se passe-t ’il avec Lucjan ?C’est bien Lucjan n’est-ce pas ?

- C’est bien Lucjan oui. Il fait dernièrement et assez fréquemment des cauchemars et jusqu’à présent rien de fonctionne réellement.

– Dans ce cas il vous faudra les racines de la Nár Lusta. Vous pouvez couper les parties les plus fines des racines en petits morceaux et les laisser infuser à froid pendant trois ritournelles avant faire bouillir le tout pendant six. Vous n’avez plus qu’à retirer les racines et laisser refroidir avant de lui donner.

Il lui sourit avant de poursuivre.

– Dans ce cas il vous faudra les racines de la Nár Lusta. Vous pouvez couper les parties les plus fines des racines en petits morceaux et les laisser infuser à froid pendant trois ritournelles avant faire bouillir le tout pendant six. Vous n’avez plus qu’à retirer les racines et laisser refroidir avant de lui donner.

J’allais oublier, ne jetez pas le reste des racines mais faites les sécher. Une fois le tout sec, gratter leur cœur. Vous pouvez faire infuser la poudre récupérée, mais pas plus de deux ou trois pincées par tasse sinon le goût est trop prononcé et il ne voudra pas la boire.
C’est sans aucun danger si ce n’est de faire courir pour soulager la vessie.
ajouta Legundir en plaisantant. Ma mère n’en donnait fréquemment, j’avais le sommeil agité mes premières années mais avec ces infusions, je dormais comme un véritable nourrisson. Elle me disait que je devais surement être en train de réfléchir à tous les questions que je pose depuis que je suis en âge de parler.

- Et bien j’espère que cela ne déclenche pas toutes ces questions justement.

Pour ce qui est des cataplasmes, je n’ai jamais utilisé cette plante ainsi. La fileuse noire peut convenir par contre mais elle est bien plus forte et il ne faut pas l’utiliser quotidiennement. Deux applications par lune suffisent amplement. Vous pouvez toujours essayer les cataplasmes avec les grosses racines de la Nár Lusta , en l’appliquant autour du nez, dans le cou et sur le dos et le torse au niveau des poumons. Il n’y a aucun danger à le faire, les racines sont inoffensives mais il n’y aura peut-être aucun effet.



- Tu n'es pas heureux au Mar Menel, n'est-ce pas ?

Legundir fut pris de court par la question, question à laquelle il ne s’attendait aucunement ; surpris il resta silencieux et écouta avec attention son Maître. La suite du discours fut tout aussi surprenant, Maëvann n’avait jamais été aussi loquace jusqu’à présent. Il faut dire qu’ils n’avaient partagé alors que peu de choses les concernant personnellement. Il allait répondre alors qu’elle s’appuyait sur un vieux chêne mais elle reprit rapidement parlant un peu plus encore d’elle et de son expérience. Il resta donc encore silencieux et attendit une éventuelle autre reprise alors qu’elle ramassait quelques échantillons, reprise qui ne tarda pas trop à venir une fois de plus et qui le fit même sourire alors qu’elle parlait de son caractère un peu bourru et grognon par moment.

– Je ne vous cache pas que je suis un peu surpris par ce que vous venez de dire. Vous êtes plus vivante, plus chaleureuse et attentive à vos aspirants que vous vous plaisez à montrer. lança le jeune elfe non pas par plaisir de critiquer mais simplement par ce qu’il le pensait et trouvait que c’était une bonne chose.

Je fais partie de dame nature vous avez raison et j’ai toujours été sur ces terres, libre d’aller où bon me semble, entouré de toutes ces belles choses qui sont à la portée d’une main. Sentir ces odeurs, entendre ce silence naturel et tant d’autres choses encore qui sont difficilement exprimable. Il est vrai aussi que j’ai un peu de mal à suivre les ordres et la discipline, non pas que je ne suis pas capable d’être discipliné et sérieux, les parents m’ont bien éduqué et je ne fais pas les choses à moitié, je suis appliqué, mais suivre des règles qui ne plaisent guère, imposées par des dirigeants que je ne connais pas, dont je ne sais que peu de choses et qui ne m’ont pas montré leur valeur ni ce qu’ils ont eux à m’apporter. Je ne peux pas leur offrir mon asservissement ni une obéissance totale. Ce qui n’entrave en rien ma loyauté, je ne suis pas en train de les dénigré ni rejeté notre Kaerl simplement je ne les idéalise pas.

Je ne parle évidemment pas de vous Maître, vous m’apprenez énormément et j’ai encore à apprendre de vous. Et puis vous m’avez ouvert à ce don tout en respectant mes petits décalages disciplinaires, mes envies de prendre l’air et le temps passé aux jardins non négligeable.


Il cueilli alors de petites baies rouges en forme de sphère allongée puis une fois qu’il les eut déposées dans une bourse, il reprit.

Je ne suis pas malheureux ici, le kaerl et cette nouvelle vie m’apporte beaucoup de chose et j’ai rencontré beaucoup de monde que… Il marqua une courte pause en pensant à Alkhytis et reprit Beaucoup de monde et certaines personnes qui m’ont marqué et permit de savourer des instants uniques et cela n’a pas de valeur mais… mais sans remettre votre enseignement en cause, je me sens limité, enfermé et pas seulement par l’enceinte du kaerl. Je n’ai pas l’impression d’être utile si ce n’est pour rejoindre les rangs comme n’importe quel nouveau venu sans que soient pris en compte les connaissances et capacités.
Rien que sur le plan botanique, mon expérience de forestier et ma connaissance des plantes pourraient permettre d’instruire et d’aider, de soigner de nombreux maux.

Je n’ai aucun lien dans ce Kaerl, personne à part vous Maître, personne qui mesure qui je suis et ce que je peux faire. Souvent je me sens inutile… Certes j’ai progressé dans le maniement des armes mais je suis loin de pouvoir faire face à un adversaire expérimenté.
Pour résumé je me sens enfermé, privé de liberté d’une certaine manière et inutile ce qui fait beaucoup pour un elfe qui à laisser tout ce qu’il avait derrière lui. Je ne regrette pas mon choix mais j’espère que je ne le regretterai pas plus tard… J’ai besoin d’espace et d’air pour respirer, d’espace et d’air pour mon esprit.

Pouvez-vous m’apportez d’avantage Maître? Est-ce possible pour moi de ravoir une liberté plus proche de celle que j’avais avant.
Vous qui êtes Seconde maintenant, vous dont la famille est présente dans ce Kaerl depuis plusieurs générations, pensez-vous que j’ai un avenir ici ? Je ne suis pas de sang royal, je ne descends d’aucune famille issue du Kaerl, je ne suis même pas un premier né ici. Je sais que je ne suis pas présent au Màr Menel depuis longtemps mais j’ai besoin de faire plus.


Legundir s’était adossé contre un jeune arbre et avait sorti de son épaule et de son sac ses minces effets personnels un arc, un couteau et sa flute. Il pointa sa main libre sur sa tête

Avec mon esprit voilà tout ce qui me reste et j’ai l’impression d’être cantonné à l’utilité de flutiste pour mes seules oreilles…
Maëvann Kerr'wan
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MessagePosté le: Lun 13 Déc 2010 - 22:01 Répondre en citantRevenir en haut

[ HRP : Désolée pour cette réponse longue à venir et peut être pas assez...consistante , Leg. J'espère que tu y trouvera quand même ton compte. ]

Un sourire affleura sur les lèvres de Maëvann quand l’Elfe eût fini son discours. Elle l’avait écouté en silence, ne le quittant des yeux que pour caresser pensivement les bordures dentelées de la Nar Lutsa.

Son Aspirant avait toujours été du genre…loquace. Intarissable de questions dont certaines parfois épicées d’une pointe de provocation, comme si cela constituait le meilleur moyen de valoriser la vérité. Car indéniablement, l’Elfe était épris de cette sincérité nue qui peut être belle et cruelle a la fois, de celle que tout le monde n’aime pas entendre… Il l’avait déjà démontré à de nombreuses occasions dont la plus marquante fut bien sûr celle de la Profession de Foi.
Mais cette fois ci son discours, bien que toujours authentique, prenait une autre tournure. Ce n’est plus à quelque effluve de rébellion, un pied de nez à la discipline que Maëvann avait affaire… mais bien à un réel questionnement du Premier-Né sur sa place et sa valeur au sein du Kaërl, système ou il se sentait tantôt le grain de sable qui grippe les rouages, tantôt la mécanique qui tourne à vide, inutile à la grande marche des Choses.

Touchée par cette déclaration, la Maîtresse Noire considéra Legundir avec acuité, laissant flotter entre eux un silence songeur, avant de lancer :

- Puis-je t’apporter plus ? Voilà une question bien singulière, mon Aspirant. La vraie interrogation serait plutôt « Est-ce à moi de le faire ? ». Elle s’accroupit et considéra les maigres possessions qu’il avait disposées devant lui, comme un aveu. Tu es déraciné et tu te sens en marge. Cela je l’ai compris et je t’ai dit que ce n’était une tare en rien … Tu as l’impression que dans ce nouveau monde tout ce que tu possède perds de sa valeur. Mais n’es-tu pas en train de m’apprendre, de partager avec moi un peu de ce qui te construit ?

Se redressant, elle examina attentivement la plante ou Legundir avait prélevé quelques baies.

- Tu viens de me donner un remède pour apaiser les maux de mon fils, sans rien demander en retour. Par ce simple Don, tu prouves déjà ta valeur et ton « utilité »…même si je n’aime guère ce mot. La jeune femme soupira et pressa pensivement son médaillon entre ses doigts. Personne ne vit pour être « utile » , Legundir, nous ne sommes pas des…automates qui naissent , vivent et meurent pour remplir une seule et unique fonction. Par ton expérience du Temps, toi qui est Premier-Né , tu as sans doute compris depuis longtemps que l’existence est motivée par des buts changeants. Ainsi est notre nature. Si tu te sens « inutile » ici, tu sera …utile ailleurs, en d’autres circonstances.

Un vent doux se leva dans les ramures et l’espace d’un instant, le chuchotis des feuillages remplit le silence. Dans l’ombre des bois, une silhouette cornue passa dans le bruit de délicats sabots sur la mousse, avant de bondir et disparaitre derrière un fourré. Maëvann inspira profondément et délassa ses muscles en jouant des épaules.

- Ce n’est pas a moi de t’apporter d’avantage Legundir, pas plus que de juger si tu as sa place en ce Kaërl ou non. Ses lèvres s’étirèrent dans un sourire étrange, presque navré. Si vraiment ton ancienne existence te manque, tu es libre de partir. Nous n’avons jamais retenu personne . Mais…

De nouveau, le regard céladon se tourna sur l’inventaire sobrement étalé sur l’herbe , accrochant la flûte de bois avec un étrange intérêt.

- Permets-moi de te dire que ce serait dommage. J’ignore si tu as un avenir parmi nous mais je sais que tu as des capacités, un potentiel qui te sont propre et qui , selon moi, pourront t’amener a faire de grandes choses tout en te permettant de garder ton intégrité. Une place d’apprenti-Soigneur sera bientôt vacante. Je tiens l’information de Nalesean. Si cela peut t’aider à te sentir …utile, je lui soumettrais ta candidature. Avec mes recommandations.

Les coins des lèvres de Maëvann tressautèrent devant la lueur d’envie presque enfantine qui s’allumait au fond du regard de sylve.

- Quand à cette liberté dont tu parles, elle trouve écho en moi car je l’ai longtemps recherché sous ces formes… Le visage rond de la Maitresse Noire se mua en un masque pensif et immobile. Elle existe, Legundir. Il existe un endroit où intégrité, potentiel et désir de vivre pleinement chaque instant ne font qu’un … Un endroit où hommes et femmes se rassemblent autour d’un seul crédo « Paix, Vie et Liberté » , sans distinctions de race ou de classe…Un jour peut être, je t’y emmènerai.

Un frisson courant le long de son échine la ramena à la réalité. Que lui avait-il pris d’en dire autant ? Sans doute le discours de son Aspirant avait-il ouvert la porte de son cœur, l’incitant à parler du Mar comme on offre l’eau à une âme assoiffée … Mais l’Elfe avait maintenant cette mine typique qui précède les avalanches de questions. La bouche légèrement entrouverte, les yeux brillants et vifs, il semblait attendre une ultime parole d’elle pour déverser sa logorrhée.

- Sombre idiote…que va tu faire maintenant ? Il est bien trop tôt pour lui parler du Mar Litsë et il ne te lâchera pas d’un pouce tant que tu n’auras pas satisfait sa curiosité…Vite, vite…une parade !

L’idée lui vint comme un éclair, incongrue et surprenante. Plongeant la main dans les replis de sa cape, elle en retira le petit fluteau de Sureau que Drakaan avait confectionné pour elle avant son départ pour le Kaërl. Jouant habilement de ses doigts sur le corps de bois poli, elle en tira une mélopée douce et languissante tissée de tonalités atypiques ou la tristesse se mêlait à la joie…Une Complainte Elfe, la seule qu’elle connaissait. Tout d’abord surpris que son Maître revèle ce genre de talent, Legundir finit par sourire et s’emparer de son propre instrument pour l’accompagner.

La mélodie semblait se fondre aux ombres et aux couleurs de la forêt, les bruits de la Nature rythmant leur duo avec une concordance parfaite… Lorsque leurs dernières notes moururent sous les arches sylvaines, une ombre ailée passa au dessus d’eux : Draveÿn était revenu de sa chasse.

- Je crois que notre petite excursion prend fin, Legundir. lança Maëvann en faisant tout les efforts du monde pour ne pas se relever d’un bond. Il est temps de regagner la clairière. Nous étudierons les spécimens plus en détail sous les loupes et les lampes qu’on trouve aux Archives. Elle adressa un sourire en coin à l’Elfe. Et je compte bien en faire un herbier, quoi que tu penses de mes pratiques barbares !


   
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