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Vilde Lordh'Dëmon
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MessagePosté le: Jeu 11 Fév 2010 - 00:37 Répondre en citantRevenir en haut





* Combien de temps me reste-t-il… *

Le vent ramena sur elle des poussières d’un terre sèche depuis trop longtemps. Un vent déjà chargé des cris des spectres.

*… à espérer mourir enfin ? *

Il n’y eut qu’un gémissement de douleur qui s’échappa de ses lèvres endolories, des spasmes nerveux qui l’animèrent mais rien de palpitant, pas même son cœur qui semblait ralentir ses actions. Elle crut un bon moment que ses jambes étaient rongées par des insectes tant les picotements étaient intenses. Mais il n’en fut rien. Trop rapidement, elle perdit toutes sensations passées ses hanches et ses épaules. Elle se sentait devenir cadavre.
Elle était vouée à attendre son heure comme une bête blessée, jusqu’à ce que des charognards ne viennent déchiqueter ses chairs. Vouée à se repasser des instants de sa vie pour ne pas voir de ses yeux troubles, les corps entassés autour d’elle. De toute façon, tout tournait au point de vous rendre fou. Fou…
Des comptines d’enfants écrasaient les parois de son crâne sans répartie, comme l’alcool trop fort qui suinte de son tonneau dans les caves. Un vinaigre, une liqueur dont on veut se débarrasser. Si elle ne se retenait pas, elle aurait vomi ses restants de vie, son passé avec la même difficulté qu’on rend de la bile. Elle avait cette boule au ventre, occupant toute la place de son corps frêle. La pauvre Neishaane était tordue, pliée en deux par la douleur. Les plaies saignent abondamment et salement, le liquide en théorie vermeil virant au noir à certains endroits… le temps était compté et elle aurait aimé qu’on l’achève. Sa blessure principale et la plus dangereuse se situait bien trop près du cœur. Ketesh avait mal visé de quelques millimètres à peine, vous parlez d’un coup du sort… Elle ouvrit subitement des paupières, dévoilant des yeux vitreux et hagards, cherchant ce que venait de lui crier son âme de manière brutale dans cet amas de chaos interne : Vilden. Elle n’avait plus parlé de lui pour ne pas garder l’espoir de le revoir un jour… elle fécondait ce souhait dans son fort intérieur et dans le secret le plus grand, Crimeth s’en doutait elle même à peine. D’ailleurs, pourquoi Crimeth ne venait pas ? Peut-être était-elle blessée elle aussi…

* Combien de temps me reste-t-il … *

Ses poumons demandaient à peine de quoi la maintenir en vie, juste de quoi alimenter le cerveau. Lentement, les tremblements cessèrent. Mais, n’étaient-ils pas un repère, lui rappelant qu’elle était en vie ? Alors… c’était fini ? Le noir se fit, profond et engourdissant. Un bourdonnement atroce lui servit de berceuse dans son dernier sommeil et elle fut entraînée dans ce tourbillon de ténèbres et de maux. Elle glissait subtilement dans cette antre presque sans parois, un puits sans fond jonché de quelques espoirs qui disparaissaient aussitôt.

La mort était étrange, donc ? Une sorte de coma douteux et de paralysie létale et elle arrivait encore à penser malgré tout ? Crimeth tentait peut-être de l’éveiller ! Ou simplement délirait-elle… elle riait intérieurement sans savoir pourquoi, calcinée par des flammes de pensées qui l’obscurcissait de plus en plus… petit à petit.

* Combien de temps… *

Inconsciente, léthargique elle était comme un seul flocon en plein désert. Condamnée, attendant son heure tant bien que mal, Vilde Lordh’Dëmon prononça pour la première fois de sa vie, bien contre son gré croyez le, un « A l’aide. » Une réplique forte, dure qui la poignardait elle-même. Quelque chose qu’elle s’était presque jurée de ne jamais prononcer même dans la plus grande détresse. Vilde avait besoin d’aide et Crimeth aussi. Pour Jahl’Reai, il était trop tard… Le sang coulait de sa bouche, lentement, et se répandait en méandres sinueux dans les autres flaques rouges et collantes. Son corps blanc était souillé, à l’image de taches rubis qui salissent la neige. Ses vêtements déchirés voletaient comme des linceuls fantomatiques, ses cheveux emmêlés et collés de sang recouvraient la terre battue, en position fœtale, tremblant à peine, elle attendait.

* Combien… Crimeth... Vilden... *
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MessagePosté le: Jeu 11 Fév 2010 - 00:37 Revenir en haut

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Ohiro Maïtera
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MessagePosté le: Dim 14 Fév 2010 - 17:33 Répondre en citantRevenir en haut

Le destin frappe toujours, implacable. Au travers de choses simples, évidentes, innocentes. Il frappe et, s'il peut créer, il peut aussi détruire jusqu'à ne laisser que cendre, poussières et folie.Celui d'Ohiro et d'Osake fut marqué par trois rencontre. Trois êtres. Trois femmes. Aldera tout d'abord, leur ayant révélé leurs pouvoirs. Errya ensuite, leur liée, la troisième partie de leur âme, celle qui serait, à jamais, avec eux. Et enfin... Vilde. Amour et haine. Attraction et répulsion. Combat et danse. Celle qui avait promit de le dresser, sans pour autant y parvenir vraiment.

La vie est un théâtre, et, pour le duo, nous atteignons l'avant dernier-acte...

L'homme face à Ohiro était, ainsi qu'Ohiro lui même, torse nu. Ils se faisaient face, mains levées en position de garde, entourés d'un cercle de personnes, pour l'instant silencieuse, mais cela ne saurait guère durer.Ce n'était pas la première fois qu'Ohiro se trouvait dans la fosse, et ce ne serait sans nul doute pas la dernière, et il savait ce qui l'attendait. Ce n'était vraisemblablement pas le cas du jeune garçon en face de lui, fraichement arrivé au Kaerl et dont le seul tort avait été d'oser insinuer quelque chose de mal-placé sur l'ardent au mauvais moment. Fanfaron sur le moment, il avait peu à peu déchanté en apprenant que les paris allaient quasiment tous pour le maître-dragon. La seule exception étant une erreur.

Ohiro de son côté lui riait nettement plus. Si la garde du jeune homme était des plus correctes pour un combat à mains nues classique, il n'en restait que pour son style particulier, elle comportait un certain nombre de failles. Certes fort peu importantes, mais existantes. Restait à les exploiter de son mieux. L'autre attaqua en premier, Ohiro para son coup de l'avant bras, pivota et envoya son coude dans ses côtes. L'autre souffla, et ne put reprendre son souffle pendant quelques secondes. Riho en profita pour lui asséner deux coups sur le bras. Un "crac" des plus satisfaisant retentit. Adieu coude gauche. L'autre parvint cependant à lui envoyer son autre poing sur le menton, ce à quoi Ohiro répondit par un coup de genoux, et un nouveau coup de coude. Cette fois, du sang accompagna l'air chassé des poumons de l'aspirant. Il tenta un dernier coup, maladroit, avant de s'écrouler au sol, proprement assommé par un dernier coup d'Ohiro. Fin du duel.

Ohiro récupéra le haut de son vêtement et sortit de la fosse sans le moindre commentaire, sinon un crachat lui même légèrement rougi.

Pas mal.

Pas mal? Contre un gamin dont le seul exploit doit être d'avoir tué les trois poules de son voisin? Je n'aurais jamais du me faire toucher.

D'un autre côté, vu ce que tu as dormi dernièrement...

Ça n'a rien à voir. Point. Et puis je...

Ohiro? Osake? Je crois que vous devriez venir. Immédiatement.


~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~ 


Errya se prélassait au soleil, se reposant simplement. Elle avait beaucoup voyagé ces derniers temps et, ne s'estimant pas encore assez prête que pour tenter de passer par l'interstice, au grand dam de ses liés, elle avait du tout faire en vol normal. Ce qui était assez épuisant en soit. Aussi était-elle affalée assez peu dignement sur les Dôl Nàrë, s'exposant du mieux qu'elle le pouvait aux rayons du soleil.Elle ne se faisait aucun soucis pour RIho et son combat, le petit jeune n'étant pas une menace. Tout était parfait, absolument parfait.

Si ce n'était ce bruit si léger aux limites de son esprit. Si léger que,dans un premier temps, elle n'y avait pas prêté attention. Un murmure aux limites de sa conscience, rien de plus. Mais il était persistant, et augmentait en volume, avant de diminuer brutalement. Errya demanda bien aux autres dragons présent s'ils n'entendaient rien, mais leur regards endormis lui suffirent pour avoir sa réponse. Elle seule entendait ce bruit, qui était des plus intriguant. Surtout qu'elle n'arrivait pas à identifier ce que ce murmure -féminin- disait. Jusqu'à ce que...

Combien de temps... Combien de temps... avant de mourir? Combien de temps...

Cela suffit à la dragonne. Elle appela ses liés.

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~ 


Et qui est-ce?

Je ne sais pas. Je n'arrive pas à reconnaître sa voix.

Est-il vraiment nécessaire de la secourir alors? Pour ce qu'on en sait...

Ohiro... ça pourrait être important. Et puis pourquoi suis-je la seule à l'entendre?

Peut-être juste parce que tu es plus sensible que les autres ou bien... je sais pas moi!

Nous allons voir, et c'est tout.


Et comment savoir où aller?

Là par où la voix sera la plus forte je suppose...


Ils étaient en vol depuis une douzaines de minutes. Errya leur avait brièvement expliqué la situation, mais elle ne savait guère en dire plus, sinon qu'il fallait, à tout prix, sauver celle qui lui parlait. Qui qu'elle soit. Aussi étaient-ils partis en urgence. Et là où Errya les dirigeait les inquiétait au plus haut point. PLus ils avançaient, plus ils approchaient du quatrième Kaerl...

Ils atterrirent finalement, et Ohiro en premier s'avança. Il reconnut une odeur,un goût dans l'air ou tout simplement une ambiance qu'il connaissait par coeur, de par ses rêves et sa vie. Il y avait eu ici mort et massacre. Il tomba rapidement sur les cadavres et parmi eux, il y en avait un qu'il connaissait bien, tous les deux...

Non...non...non...Vilde...Non...Non... C'est impossible... pas toi... je...

OHIRO! Reviens à toi. Ou laisse moi prendre la place! Quelqu'un a appelé, c'est peut-être Vilde, elle est peut-être encore...

Vilde...Non...VILDE!


Ohiro se précipita près du corps torturé. Il s'agenouilla et la prit dans ses bras.

Allez Vilde... Tu n'en as pas finit avec moi... Tu ne peux pas partir...


C'est seulement alors qu'Osake se rendit véritablement compte de la profondeur des sentiments d'Ohiro à l'égard de la jeune fille. Ce qui n'avait été qu'un jeu au départ était maintenant vérité.

Ohiro... laisse moi prendre ta place...si elle vit toujours je pourrai...


L'ardent s'exécuta et laissa son frère tenter les premiers soins sur la Neishaane.

Elle vivait toujours.

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~


Pourquoi dans votre chambre?

Parce qu'on ne sait pas ce qui s'est passé et que l'emmener ailleurs pourrait être dangereux.

Et Ohiro, comment va-t-il?

Je... Je ne sais pas. Il... il avait une relation particulière avec Vilde et la voir comme ça, ça lui a fait un...

Un choc, j'avais remarqué. Mais il s'en remettra?

Si elle s'en remet... peut-être.

Alors soigne-là.

Je ne sais pas si cela suffira...

Errya était sous sa forme humanoïde et marchait à côté d'Osake, tout deux avançant le plus rapidement possible vers leur Weyr. Ohiro ne disait rien, il n'avait plus rien dit depuis qu'il était à l'arrière plan. Entre les bras de l'humain reposait la forme brisée de Vilde, respirant difficilement et lentement, ses blessures sommairement, mais efficacement bandées. Hélas, cela ne suffirait pas...

Arrivé chez lui, Osake la posa sur leur lit, et inspecta plus soigneusement les blessures. Il sut tout de suite que ses connaissances seraient plus qu'insuffisamment. S'il pouvait encore la maintenir en vie quelque temps, il ne pourrait pas la sauver. Il lui faudrait trouver quelqu'un d'autre. Quelqu'un dont ils étaient sur, à cent pour cent, qu'il n'avait absolument rien à voir dans cette histoire. Quelqu'un qui pourrait...

Osake trouva en premier la personne idéale.

Cimeries

Qui?


Un maître-dragon, ou un chevalier, je ne sais plus. Il était absent ces derniers jours, en mission suffisamment loin que pour qu'on soit sur qu'il n'ai rien à voir avec tout ça... Va le chercher Errya, je t'en prie. Peut-être saura-t-il lui...

Ou alors il connaîtra quelqu'un qui saura la soigner. J'ai compris.


Errya sortit de la chambre, à la recherche de ce Cimeries. Osake lui tenta de soigner d'ores et déjà du mieux qu'il le pouvait le pauvre corps devant lui.

Ohiro lui se taisait...
Cimeries Caym
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MessagePosté le: Dim 14 Fév 2010 - 23:33 Répondre en citantRevenir en haut

La suite se passe désormais ici.
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